Du dirigeant brillant au leader éclairé

« La Quatrième Révolution Industrielle a le pouvoir de robotiser l’humanité et d’ébranler ce qui a été traditionnellement pour nous porteur de sens : travail, communauté, famille, identité. Ou bien, au contraire, nous pouvons y trouver l’occasion de faire accéder l’humanité à une nouvelle conscience collective et morale basée sur le sentiment d’un destin commun. C’est à nous qu’il revient de faire en sorte que cette deuxième hypothèse soit la bonne » nous avise Klaus Schwab Président du World Economic Forum. L’histoire extraordinaire qui suit retrace ainsi le passage progressif d’un dirigeant brillant à un leader éclairé. Dirigeant intelligent et visionnaire, Bill Gates, tout timide en sortant de Harvard sans diplôme, se révèle un homme d’affaire déterminé évinçant toute concurrence sur son marché.

Les valeurs peuvent-elles être le point de départ d’une démarche de transformation réussie ?

Les valeurs peuvent-elles être le point de départ d’une démarche de transformation réussie ? Etoile montante de l’innovation, Nokia était, encore en 2007, une entreprise admirée, encensée et promise à un avenir radieux. Elle vantait alors l’efficacité de ses valeurs : Nokia: Values That Make a Company Global. En seulement cinq ans, le destin de l'entreprise a basculé. Etouffée sous des couches managériales devenues arrogantes, ses « belles valeurs » ne l’ont pas empêché de tomber violemment de son piédestal et de voir les consommateurs lui tourner le dos. Nombre d’entreprises affichent encore aujourd’hui, leurs valeurs, comme un vernis de communication. Elles ne réalisent pas que le temps finit par les rendre inertes car personne ne sachant plus véritablement ce qu’elles apportent, elles finissent par être ignorées. Pour que les valeurs soient plus que des slogans vides, elles doivent résister à l'épreuve du feu en guidant les comportements et les prises de décision aux moments les plus difficiles. « L'éthique, c'est ce qui gouverne vos actions lorsque personne ne vous regarde » indiquait Eliane Houlette (procureur national financier) et c’est souvent au moment même où elles sont les plus difficiles à appliquer, qu’elles importent le plus.

La culture du risque constitue-t-elle un risque majeur pour l’entreprise ?

La culture du risque constitue-t-elle un risque majeur pour l’entreprise ? Récemment, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon a adressé une lettre à ses actionnaires pour proclamer son amour du risque : « Nous voulons être une grande entreprise qui soit aussi une machine à invention ». Il y explique qu’il faut « faire des paris ambitieux, quitte à se planter ». Cette prise de position n’est pas seulement une opération de communication vers les marchés. « Le message, c'est que le risque est gagnant », souligne Benoît Flamant, de Fourpoints IM. C’est également une façon de rappeler que « ceux qui ne partagent pas cette culture ne sont pas obligés de rester ». La culture du risque est en effet essentielle à l’atteinte des objectifs stratégiques dans la mesure où elle constitue le fondement même de la prise de décisions en matière de risque. Des décisions prises fréquemment de façons intuitives ou routinières comme le montre les travaux de Daniel Kahneman, spécialiste de la psychologie cognitive et prix Nobel de sciences économiques en 2002 conjointement avec Vernon Smith.

De la maîtrise des risques…. à l’innovation

De la maîtrise des risques…. à l’innovation  « Il n’est rien de plus difficile à prendre en main, de plus périlleux à diriger, ou de plus aléatoire, que de s’engager dans la mise en place d’un nouvel ordre des choses, car l’innovation a pour ennemis tous ceux qui ont prospéré dans les conditions passées et a pour tièdes défenseurs tous ceux qui peuvent prospérer dans le nouvel ordre des choses. » Nicolas Machiavel.   Changement de paradigme  Et si dans un monde en pleine mutation, à l’heure de la révolution digitale qui accélère le mouvement et raccourcit le temps, les business models traditionnels venaient à être remis en cause par de nouveaux modèles disruptifs ? Et si un modèle d’entreprise à la ligne managériale très marquée s’opposait de plein fouet à un contexte d’innovation et d’environnement protéiforme ? Et si le protectionnisme d’un groupe d’individu, à imposer sa position sociale, faisait obstacle à l’introduction de nouvelles solutions et venait paralyser notre capacité à évoluer ?