Pourquoi le nouveau COSO intègre-t-il la Culture et les Valeurs dans la gouvernance des risques ?

Comme nous avons pu le constater ces dernières années, nombre de crises ayant fortement affecté les entreprises (en termes financiers, juridiques et de réputation) ont été causées par une « fracture » dans les Valeurs, la Culture et la politique en matière d’avantages incitatifs.

Le risque de « Conformité Robotisée »

our favoriser des cultures qui peuvent réellement inciter les personnes à adopter les comportements souhaités, les organisations doivent commencer par comprendre leur culture actuelle afin de comprendre ou sont leurs risques. C'est un travail difficile, mais absolument essentiel car la capacité de jugement est au cœur de presque tous les scandales de ces dernières années. Une organisation qui néglige sa culture court donc un risque probablement encore bien plus important qu'une organisation qui néglige ses règles.

Nos décisions sont-elles réellement rationnelles ?

Nos décisions sont-elles réellement rationnelles ? Les travaux de psychologie cognitive ont montré que nos décisions sont souvent illogiques, voire irrationnelles, alors que nous sommes persuadés qu’elles sont fondamentalement logiques et rationnelles. Car en chacun de nous, coexistent des forces qui s’opposent, intégrant des dimensions qui relèvent du monde de l’intangible, s’articulant autour des valeurs et de la culture.
Daniel Kahneman, spécialiste de la psychologie cognitive considère que beaucoup de décisions individuelles sont prises sur la base d’erreurs de perception ou de façon intuitive, voire routinière. Ces décisions ne se fondent pas sur notre seule raison mais sur notre intuition, nos émotions ou nos habitudes.
Pour faire un mauvais choix, rien de plus simple : « il suffit de faire confiance à ses automatismes de pensée et surtout ne pas se poser de question ! » alerte Dan Ariely, économiste comportementaliste.

La culture du risque constitue-t-elle un risque majeur pour l’entreprise ?

La culture du risque constitue-t-elle un risque majeur pour l’entreprise ?
Récemment, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon a adressé une lettre à ses actionnaires pour proclamer son amour du risque :
« Nous voulons être une grande entreprise qui soit aussi une machine à invention ». Il y explique qu’il faut « faire des paris ambitieux, quitte à se planter ».
Cette prise de position n’est pas seulement une opération de communication vers les marchés. « Le message, c'est que le risque est gagnant », souligne Benoît Flamant, de Fourpoints IM. C’est également une façon de rappeler que « ceux qui ne partagent pas cette culture ne sont pas obligés de rester ».
La culture du risque est en effet essentielle à l’atteinte des objectifs stratégiques dans la mesure où elle constitue le fondement même de la prise de décisions en matière de risque. Des décisions prises fréquemment de façons intuitives ou routinières comme le montre les travaux de Daniel Kahneman, spécialiste de la psychologie cognitive et prix Nobel de sciences économiques en 2002 conjointement avec Vernon Smith.